Le marais du hâble d'Ault

— Plus de 270 espèces d’oiseaux migrateurs —

Le marais du hâble d'Ault
Le marais du hâble d'Ault
Le marais du hâble d'Ault, chevaux Henson

Le port d’Ault ou « Hâble d’Ault » était au moyen âge une importante zone de mouillage des navires qui pouvaient pénétrer dans cette zone en empruntant un chenal qui communiquait avec la mer.

Par ailleurs, le Hâble d’Ault était considéré comme l’un des plus grand centre de pêche du nord de la France tant la quantité de poissons prélevée (soles, carrelets principalement) était conséquente.

Malgré un riche passé historique, de nos jours le marais du Hâble d’Ault est essentiellement connu pour la richesse de sa faune sauvage et de sa flore : en effet, plus de 270 espèces d’oiseaux migrateurs ont été recensées depuis la fin du 19éme siècle ainsi que près de 250 espèces de plantes, dont certaines sont protégées au niveau national tel que le chou marin.

L’autre caractéristique de ce marais est de n’être séparée de la mer que par un cordon de galets large d’environ 80 mètres à la base. Ces galets, qui constituent un cordon protecteur des assauts de la mer, proviennent en fait du lent démantèlement des falaises de craie et de silex du littoral Normand.

Lors des éboulements de la falaise et sous l’effet de la houle, les blocs de silex vont se disloquer et être polis, érodés, ce qui va leur donner leur forme rondouillard : le galet.

Ces galets, dont la teneur en silice avoisine 95%, permettent la création d’une multitude de produits dérivés : mobilier sanitaire, prothèse dentaire, peinture routière, etc. et font donc de Cayeux sur Mer la capitale mondiale du galet, aucun galet dans le monde ne possédant les mêmes facultés.